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6 avril 2011 3 06 /04 /avril /2011 23:14

Les doigts de pied en éventail sur la plage un 6 avril !Retraite Acotz 06 04 2011 007

 

Pour se faire les petits plaisirs qui font la belle vie, il suffit d'un emploi du temps peu contraignant, de consulter la meteo au dernier moment, d'un petit chantier-prétexte à Guethary !


Aujourd'hui mercredi, il faisait grand beau sur le sentier du littoral : 27° à 17 h. Nous avons parcouru quelques kilomètres entre Guethary et le cap qui limite la plage d'Erromardy à Saint Jean de Luz. Il faisait chaud, si bien que Michèle s'est baignée à Lafitenia puis nous avons philosophé sur la qualité de la vie !

 

Rando Sentier littoral 06 04 2011 005Laffitenia 06 04 2011 004

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Un peu de marche fait du bien pour digérer axoa, mouchous, gâteaux basques .... mais nous n'avions rien mangé de tout ça. En arrière plan la baie d'Erromardy. Quant à la vague de Parlementia, elle était encombrée de surfers.

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1 avril 2011 5 01 /04 /avril /2011 22:47

J'ai essayé de rassembler mon vocabulaire de Gascon des terres medio- aturiennes sur l'eau...Le sujet est tellement vaste que si vous connaissez d'autres mots, n'hésitez pas à nous en faire profiter !

 

Les cours d’eau naturelsCamales verdure

Les termes génériques sont arriou, riou  souvent affectés d’un adjectif ou d’un lieu où ils passent pour les désigner avec précision.

On peut avoir des arrious peyrous, secs, mourt , torts , loung ( au sens de lent ex l’Aygueloungue). Tout ceçi a donné une foule de noms de personnes : Larrieu, Darrieux, Darrieutort, Darrieussecq, Arrioumort, Rieudebat….

Les petits arrious sont des arriouets ou arribets  Un arrec est un petit ruisseau courant dans un ravin assez pentu et étroit.

Des noms plus spécialisés concernent les torrents de montagne qui peuvent se nommer gabes avec diminutif gabet et augmentatif gabas à l’Ouest et nesto à l’Est des Hautes Pyrénées. Bizarrement au centre c’est le terme générique Adour qui l’emporte : Adour d’Arizes, Adour de Lesponne, de Payolle…

Les cours d’eau créés par l’homme

Dans toute la Haute Bigorre, le canal d’irrigation est le gau ou agau , il permet d’ aygueja, ayguera, adayga (irriguer)

A partir de Tarbes on rencontre aussi le terme aygue, ayguère ou ayguerotte

Ces canaux induisent un vocabulaire spécifique : Capagau est le canal principal qui se subdivise en un chevelu infini. Quant un agau croise un ruisseau, on lui fait franchir par un bois rond creusé ou une forme en bois qui s’appelle arruscle ou arrusclet

Les prises d’eau sont assurées par des pierres plates, les estancs (pour que l’eau s’estanque =s’arrête)  Dans la plaine on parle plutôt d’esclauze ou porte-ayguère pour les écluses

Les moulins sont rarement sur les cours d’eau ( trop dangereux pour cet investissement) mais sont alimentés par un canal baniou, qui prend l’eau à la pachere  ( digue en piquets et clayonnage permettant la prise d’eau)

Les mouvements d’eau

La houn ou hount : la source tout autant que la fontaine. Elle est souvent ornée d’un qualificatif ( hrede : froide, ou caoute, blanque ou négre , pouyride, pudente, salade, picheprim :qui coule faiblement….)

Lou briu : le courant coule de cap sus ( amont) vers capbath (aval)

Le  cop d’aygue  c’est tout changement de niveau parfois un simple lâcher d’eau par un meunier voisin. L’aygat ou aygade  est l’inondation et le sequè ousequère  une période de sècheresse. Dans ce cas la hanga ( fange, boue) disparaît des endroits les plus graouassous (humides, marécageux)Ju Belloc 012

Ces montées et retraits de l’eau façonnent un paysage de bras morts, de creux d’eau stagnante ( en apparence seulement car le renouvellement se fait par filtrage, je ne trouve aucune transcription du mot gose qui est fréquent en Rivière Basse ), de bancs de cailloux envahis par les saules : c’est le paysage de la saligue  ou salhet ou salheyt en Lavedan. Ce terme  recouvre à la fois l’espace ainsi que la végétation qui y pousse tant sur les îles que les rives.

Enfin les quartiers autour des ruisseaux portent le nom de ribeyre avec un paysage particulier fait essentiellement de prairies naturelles. En Gascogne avoir des prés est le véritable signe de richesse : ils permettent d’avoir du foin et donc de nourrir plus de bétail l’hiver.

Franchir l’eau

Le plus simple est le gua, le gué naturel ou aménagé avec des pierres, on trouve des passerelles faites d’une pièce de bois ou d’un simple arbre abattu sur place : ce sont les palanques ( lespalanquetes devaient être bien légères et branlantes) . Les ponts pouns sont des investissements coûteux et fragiles. Le bac est lepasse l’aygue.

La pêche

Je ne parle pas des pêches à la ligne qui datent du XIX° siècle mais des formes traditionnelles que j’ai connues dans mon enfance. Dans les ruisseaux, la plupart des riverains avaient des bergats  ( nasses) ou « tendaient » ( le verbe tene employé seul signifiait forcément tene courdilhs : tendre des cordes avant la nuit). Les plus jeunes alliaient le plaisir de la baignade avec celui de la pêche des pesquits  en poussant à contre-courant les deux manches du  rapatout   sac grossier qui raclait les fonds. Enfin, les plus grands pêchaient a la ma-taste  (littéralement à tâtons) sous les racines des arbres.

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1 avril 2011 5 01 /04 /avril /2011 22:31

Vous aurez du mal à le croire et pourtant les photos sont là.

1er avril Bias 002 

 

Aujourd'hui premier avril nous avons profité de la meteo pour aller faire un tour à Bias, remettre le mobil home en eau. Il faisait à 13 h 15, 27° à l'ombre et sur les pistes où nous avons roulé au milieu des genêts en fleurs, 33° au soleil .

1er avril Bias 004

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Même en débardeur, une telle température était presque gênante. De retour à Lespecier, nous avons trempé les jambes puis Michèle n'a pas hésité à prendre un bain complet : mer assez forte, assez fraïche mais avec une telle température le plaisir était jubilatoire !

1er avril Bias 005

 

 

1er avril Bias 009

 

 

 

 

 

A notre retour à Aire vers 21 heures, les terrasses des cafés étaient pleines et les pétanqueurs jouaient en chemisette.

 

Demain est du même tonneau, mais il faudra attendre mardi et mercredi prochains pour se croire en juillet.

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25 mars 2011 5 25 /03 /mars /2011 21:13

J4 Stade de France 006

Qui l'eût cru? Ce n'est pas Charles qui vous parlera du match de rugby mais bien moi.

 

J'avais bien sûr envie d'aller voir le stade, de profiter d'être à Saint Denis pour aller voir l'après midi la basiliqueoù furent enterrés les rois et reines de France jusqu'à la Révolution de 1789.

Mais je dois dire que je suis revenue enchantée de la soirée: ambiance bon enfant autour du stade (Gallois et Français se cotoyant avant et après le match dans les mêmes bars), match qui après des débuts laborieux m'a vite passionnée (j'ai chanté, fait la olla, encouragé par mes cris les joueurs).

Je ne vous ferai pas un commentaire technique mais le résultat est là, je suis prête à y revenir !

 

J3 Cim Lachaise 015

Charles vous a donné déjà ses impressions sur le cimetière du Père Lachaise: pour ma part, la pluie aidant, certaines parties avec les tombes en ruines recouvertes de mousse au milieu de la végétation me faisaient penser à une atmosphère romantique digne des histoires de vampires.

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous nous sommes régalés une fois de plus au musée d'Orsay mais à défaut du Japon

où je devais partir début avril, je suis allée admirer les merveilles du musée Guimet pendant que Charles se régalait au musée de la Marine.


J6 Guimet 027

 

 

J6 Guimet vases chinois

                                                                                                                                                                   Enfin, ce séjour nous a aussi permis d'apprécier l'hospitalité attentionnée de Françoise, les connaissances éclairées d'Olivier, d'avoir le plaisir de passer de bons moments avec toute la famille des neveux. Merci à tous encore une fois. 

 

 

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24 mars 2011 4 24 /03 /mars /2011 16:08

Pas de photos de la Tour Eiffel mais de visites ou rencontres insolites durant cette semaine variée. Classées par ordre de subjectivité !

J5-Rouch-Cachan-013.jpg

Philippe notre neveu ( guitariste émérite) possède une importante collection de guitares, luth, youkoulelé, cythares, mandolines, contrebasse électronique  (21 instruments au total) sans compter un matériel d'enregistrement, batterie électronique.. 

Mais j'ai flashé sur cette guitare double manche une Gibson EDS 1275 de la fin des années 60 dont il m'a expliqué que Jimmy Page de Led Zeppelin était grand utilisateur parce qu'elle avait un son particulier dû à l'existence de deux séries de micros, simple et double bobinage. Depuis j'ai appris que c'était aussi celle de Eagles dans le célèbre Hôtel California ... et ça , ça me parle beaucoup plus !

J'ai révé un instant que j' entrais en scène et qu'une groupie venait éponger mon front pendant le solo.

Hélas, Hôtel California date de 1976 !

 

 

J7 Quai Branly Robe PalestineSans titre - 1 Je suis allé au musée du Quai Branly ( les arts premiers) sur les conseils insistants d'Olivier. J' en retiendrai essentiellement une exposition temporaire consacrée au vêtement féminin traditionnel dans le Proche Orient méditerranéen. C'est le couturier arlésien Christian Lacroix  qui en a été l'instigateur avec le patronage de Mme Carla Bruni Sarkozy. Il y a exposé des robes traditionnelles de Bédouines, Palestiniennes, Syriennes... L'exposition est très pédagogique et je me suis laissé prendre au jeu des couleurs traditionnelles, des coupes amples et surtout de la broderie qui est un art "local" depuis presque dix millénaires. Ci contre une robe palestinienne et des détails de broderie d'un autre vêtement.

J7 Quai Branly 022

 

 

Toujours au musée du Quai Branly, j'ai remarqué la permanence dans le Carnaval du Diable de mon copain l'ours.

Ceci se passe en Bolivie au Carnaval andin d'Oruro à 3700 m d'altitude. Comme en Europe, l'animal  - dont le costume et le masque sont remarquables est une sorte de médiateur entre le monde des humains et celui des divinités de la nature. Il est aussi symbole de sexualité, licence et fécondité.

Voilà un animal qui n'a pas fini d'aiguiser ma curiosité !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

J3 Cim Lachaise 010 Olivier nous a fait visiter le cimetière du Père Lachaise. C'est extrêment intéressant. J'ai été surpris de la modestie du monument au Mur des Fédérés ( les Communards de 1870 pour les non-historiens) ainsi que de la force actuelle du symbole. Un groupe de communistes s'y recueillaient et ont chanté le Temps des Cerises de JB Clément dont la tombe se trouve en face. C'est émouvant.

Face à ce symbole modeste , j'ai été également surpris de la magnificence des tombeaux de certains dirigeants du PC moderne : Thorez, J Duclos ( né à Louey près de Tarbes)....

Ca m'a fait penser à un art quasi stalinien.

 

Touchant aussi ce monument à ceux qui sont morts durant le STO... dont on oublie de dire qu'ils étaient loin d'être des volontaires spontanés.

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11 mars 2011 5 11 /03 /mars /2011 22:43

VV Armagnac 002

Pas besoin de paysages des Caraïbes ni d'aventures exotiques pour trouver notre bonheur.

Une après midi ensoleillée en mars, une quarantaine de kilomètres à deux sur la voie verte de l'Armagnac et voilà un moment de bonheur à portée de main. Encore faut-il le saisir !

 

Cette voie verte  ( ancienne voie ferrée de Villeneuve à Gabarret) pourrait mériter le qualificatif supplémentaire de fleurie tant les pervenches et  primevères abondent sur les talus.

VV Armagnac 004VV Armagnac 007

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pour le côté cyclistes solitaires c'est du 100% et nous n'avons rencontré que sept marcheurs sur le trajet. D'autant plus agréable que l'entreprise Baptistan a nivelé et regarni en grave fine quelques passages (janvier et février).

 

La meteo annonce une dégradation pour le week end : ce qui est pris est pris.

Jardinage, semis, plantations, tonte, scarification, deux sorties vélo, une sortie raquettes en six jours, c'est bon pour le coeur.....et le moral.  Des plaisirs simples qui ne nous  empêcheront pas d'aller un jour rêver sous les cocotiers !

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10 mars 2011 4 10 /03 /mars /2011 21:51

 

Les proverbes gascons disent que la neige tombée en février ne tient pas ; notre dernière sortie raquettes au pied du Pic du Midi de Bigorre semble l'illustrer.

Val d'arizes 018 

 

Nous avons profité de ce beau temps pour sortir un peu en montagne.  Les chutes de neige avaient été  relativement abondantes  à la fin février  (surtout que les medias locaux  avaient bien insisté pour sauver la s aison des stations de ski) et l'enneigement semblait retrouver un niveau normal. Nous avions choisi une balade sympa au pied du Pic du Midi : la remontée du très beau Val d'Arizes de 1300 à 1800 m, un itinéraire que les skieurs venant du Pic empruntent pour terminer leur descente.Val d'arizes 016

 

Le versant Sud jusqu'à 1700 m est déjà bien dégagé, les faces Nord sont plus chargées et à peu près tous les couloirs "dégueulent" aux heures chaudes de la journée. Le redoux pluvieux annoncé pour la fin de semaine va faire très mal !

 

Il n'en reste pas moins que le secteur est extrêmement agréable : les noisetiers qui s'écartent pour laisser paraître la masse du Pic, les combes ourlées de  traces de godille, l'Adour qui se grossit des eaux de fonte, les cabanes..... sans compter le pique nique en tee shirt ou chemise, l'écran total qu'il faut renouveler . Val d'arizes 012Val d'arizes 008

 

Même la fréquentation est charmante : des gens de la banlieue tarbaise venus profiter de la fenêtre meteo, nous offrant gâteau aux abricots, eau de vie ou Pacherenc, se découvrant des amis communs avec les randonneurs de passage.....

 

Ce sera certainement notre dernière sortie raquettes de la saison : la montée du Sacré Coeur ou la contemplation du Mont Fuji (s'il n'est pas embrumé) feront l'actualité.

 

Nous validons ces deux proverbes gascons

Neu de Heubré, la garie que sa't tira sou pè

( neige de février, la poule la gratte sous son pied : la couche est fine)

Neu de Heubré n'a ni ale ni pè ( n'a ni aile, ni pied : elle ne tient pas)

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8 mars 2011 2 08 /03 /mars /2011 18:27

Nageire 04

 

 Dernière séance avant que je n'aille chercher l'inspiration au pays d'origine.Nous avons réalisé un nageire vertical qui aux dires des anciennes du groupe est un bouquet difficile à réaliser.


 

Comme toujours, l'origine de ce bouquet remonte au 16ème siècle, au début de l'époque Edo lors de la réunification du Japon : l'empereur Hideyoshi aimait s'entourer d'artistes parmi lesquels Sen no Rikyu. C'est lui qui a codifié la cérémonie du thé, fut à l'origine de la poterie de style raku*et faisait évidemment de l'ikebana. Il devint rapidement le favori de l'empereur ce qui lui donna renommée et richesse mais provoqua aussi des jalousies. Pour une raison inconnue, Hideyoshi lui ordonna de faire Seppuku (c'est à dire hara-kiri). Il paraît qu' avant son suicide, il aurait jeté quelques fleurs comme par hasard dans un vase ce qui aurait donné le premier Nageire.

 

Nageire 03

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

C'est pourquoi ce bouquet doit s'élancer dans l'espace avec beaucoup de naturel et de liberté.

Pour permettre aux fleurs de tenir dans le vase avec un certaine inclinaison, il faut fixer aux tiges des béquilles et c'est tout un art que je découvre.


 

 

 

 

J 'ai donc mis une photo de mon bouquet (au dessus) mais aussi celui de Danièle que je trouvais particulièrement réussi et plus abouti que le mien.

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6 mars 2011 7 06 /03 /mars /2011 12:36

Carnaval bearnais 003Carnaval est synonyme de permissivité totale. Seule contrainte San Pançard doit être jugé et brûlé pour marquer l'entrée dans le Carême, fuir virtuellement en Aragon... et revenir l'année prochaine.

 

Le thème

 

Il tourne bien sûr autour de San Pançard, de sa femme Carronhe qui prétend monter sur son trône et se fait éjecter par les bouffons ( en toile de jute et foin : Las Palhassas) ; au passage salut à la banda des Peillasses de Nîmes . Tous s'entendant pour chasser ( photo) le sinistre Quoaresme qui promenait au bout de son bâton un poisson signe du régime alimentaire à venirCarnaval bearnais 020 Carnaval bearnais 013

 

 

 

 

Les mythes fondateurs

 

Ils sont incarnés par quatre géants dont un cyclope effrayant ( Lou Becut ). Les deux autres sont des pasteurs barbus descendus de la montagne et mourant au moment de la première neige ( le Déluge ou l'apparition du Christianisme ?) qui apportèrent la prospérité. Mulat Barbat est aveugle, il enseigna dans le piémont la culture du blé.Carnaval bearnais 016Carnaval bearnais 007

Milharis- que je connais mieux car haut-pyrénéen- vivait entre Pic du Midi et Chiroulet. Pasteur très riche, sentant sa fin prochaine, il se fit ensevelir sous d'immenses pierres près de Bagnères de Bigorre ( Beliou) et envoya son fils en piémont pour échapper à la neige. Ce qui en fit le fondateur mythique de  Bagnères de Bigorre et Montgaillard.Carnaval bearnais 006

 

L'actualité

 

Carnaval bearnais 014Lors du jugement, il y en eut pour tout le monde : Madame le Maire de Pau au premier chef. Elle ne semble pas défendre la langue gasconne et lui préférer une campagne d'image un peu creuse "Pau Porte des Pyrénées" PPP ce qui lui valut du Pom pom Pidou. Bayrou le Zorro de Borderes et le PS Habib dans son royaume de Lacq ne furent pas oubliés.Carnaval bearnais 004Carnaval bearnais 017

Dans les autres sujets d'actualité, l'abandon de la ligne SNCF Pau Canfranc et une déclinaison gasconne des " Casse toi pauvre c..."  et " Dégage...." Furent également abordés les Rollex, Bettencourt, l'avion qui amène Clara au septième ciel, les retraites...Carnaval bearnais 021

 

Une grande participation

 

Carnaval bearnais 001Ce qui différencie le Carnaval de nos corsos, c'est une participation importante de la population qui devient vraiment acteur : beaucoup d'enfants déguisés avec leurs parents ( bien sûr des Spiderman et des princesses à foison...mais aussi pas mal de sorcières.)


Et pour finir un regard vers les processions de la Sermaine Sainte en Andalousie : si là-bas, on sort les statues de la Vierge, ici on adore un saint local Sen Porquin. Ce n'est pas qu'on soit moins respectueux de la religion, mais en temps de Carnaval la dérision est de mise* !

 

* et depuis l'Antiquité : Mimi nous en parlera peut être sur son blog.

 

Réservé aux non-gascons : proposez en commentaire une traduction de la pancarte en vignette, la plus fidèle et élégante gagnera un pot de pâté de Sen Porquin réalisé selon la recette gasconne de Michèle. Et s'il vient de très loin, on l'arrosera d'un peu de Pacherenc moelleux ou de Tariquet. Pour ceux résidant hors métropole, on ajoutera  rillettes sur pain grillé  et  cantes de nouste !

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4 mars 2011 5 04 /03 /mars /2011 17:28

Certes pas plus une année  qu’un siècle ne font le climat et il ne faut pas confondre pluviométrie et température mais je constate que nous vivons une année globalement sèche.

 

Depuis le mois de mars 2010, selon les relevés montois de Météo France, 10 mois sur 12 ont été inférieurs à la moyenne des 30 dernières années. Seuls juin et novembre 2010 ont été plus arrosés. Depuis c’est le régime sec : pour la période de décembre à février où nous aurions du recevoir plus de 260 mm d’eau, nous n’en avons reçu que l’exacte moitié.


Au bilan annuel des 12 derniers mois, nous en sommes à 807 mm contre les 983 mm de la moyenne : -20 % sur une moyenne, c’est significatif. C’est la même proportion qui manque dans le Piémont pyrénéen (station d’Ossun).


Or dans le même temps, le manteau neigeux qui couvre les Pyrénées est jugé excédentaire à basse altitude mais encore déficitaire en haute altitude. Comme ce sont ces seules neiges d’altitude qui stockent l’eau et alimentent en été les torrents pyrénéens (le Gave beaucoup plus que l’Adour), on peut s’attendre à un étiage globalement assez prononcé. Il serait d’ailleurs dans la ligne des prévisions avec une réduction de 10 % des débits « naturels » dans les 15 prochaines années.Ju Belloc 015


Heureusement une politique de création de réserves tout au long de l’Adour a été menée depuis 30 ans par l’Institution Adour : le tableau de bord de la compagnie gestionnaire au 15 février nous indique que même dans ce contexte délicat, on peut compter sur leur total remplissage en avril. Seuls les barrages du secteur Midouze ne seraient qu’à 80 % de leur capacité alors qu’ils sont déjà structurellement insuffisants !


Il est de bon ton de critiquer les aménageurs, leur impact négatif sur l’environnement. Pour ma part j’essaye de trouver une tonalité moyenne : celle où des hommes, des milieux aquatiques ne manquent pas d’eau, sans pour autant que des activités économiques soient sacrifiées. Une voie médiane qui exclut les intégristes verts tout autant que les ayatollahs de l’irrigation à outrance.

En faisant le choix de partager la ressource (c'est-à-dire l’eau des barrages) en deux parts égales ( la moitié pour le fonctionnement de la rivière, l’autre moitié pour l’activité économique) le Pdt Miqueu a certainement trouvé le juste équilibre. La satisfaction des usagers - citoyens des bords de l’Adour est de savoir que même en année délicate, cette politique permettra de faire face.

De ce constat répété viendra l’apaisement de bien des tensions et le retour d’un minimum de  confiance entre usagers !

 

le 20 avril, la situation s'est encore considérablement dégradée , voir article de Sud Ouest

http://www.sudouest.fr/2011/04/20/la-secheresse-s-est-installee-376664-757.php

 


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