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2 mars 2012 5 02 /03 /mars /2012 16:48

Merci de nous avoir suivis pendant cette grosse douzaine de reportages : pour vous remercier on vous offre ti'punch ou planteur, rhum blanc ou vieilli, nature ou arrangé....

 

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Avant de faire du rhum, il faut presser la canne pour lui faire exprimer son jus. Les moulins les plus anciens étaient à force animale. J'ai annoté la photo pour que vous compreniez que l'ensemble du bâti tourne, que les cales 2 permettent de régler l'écartement.

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Sur cette photo, pas de difficulté de compréhension : c'est bien une vieille mule qui fait tourner le moulin

DSCN3303Les moulins de seconde génération étaient à eau ( voir un précédent article) puis lorsque la concurrence des betteraviers se fit plus forte ( fin du XIX° siècle) on passa à la machine à vapeur qui délivrait assez de puissance pour mieux presser la canne et faire pisser plus de jus.

Le générateur produisait également de la vapeur pour améliorer la distillation.

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Toutes les machines à vapeur se ressemblent : le cylindre - piston est relativement petit ( sur les locos c'est la chaudière qui occupe de la place), les roues d'entraînement sont démesurées pour jouer le rôle de volant d'inertie quand le piston est au point mort, des arbres de transmission très longs vont distribuer la force au broyage, à l'alimentation en cannes, à l'évacuation de la biomasse vers la chaudière, aux ateliers des mécanos, aux premiers groupes électrogènes....

 

De ce monde d'engrenages, de bruit, de cambouis sort un alcool merveilleux qui vous rappelle la plage et les cocotiers. Fermez les yeux et savourez le mystère !

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2 mars 2012 5 02 /03 /mars /2012 16:05

Des choses que nous n'attendions pas, que nous aimerions revoir ou mieux comprendre. Bref la matière pour un prochain séjour !

 

DSCN3246 Surprise dans la distillerie Crassous de Medeuil qui produit le rhum J M  : la plaque du générateur de vapeur indique que le fabricant est de Tartas, la société Sereys. D'autant que, sur place, un chaudronnier bordelais qui effectue la maintenance avant la saison de coupe, nous explique qu'il a connu les chaudiéres de Tartas, de Pyrenex à Saint Sever,  

 

En discutant avec lui, nous apprenons que ces chaudières à biomasse sont installées dans le monde entier pour les grosses unités de production de rhum, cacao, café, coton.

Cette société est partie de Tartas vers 1990, s'est installée à Cestas puis a été reprise par le groupe HD Compte-R qui est installé en Auvergne sous le nom Atlantique Thermique. Et moi qui croyais bien connaître l'économie des Landes

 

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Les cimetières de Guadeloupe sont vraiment à voir : soit bâtis en caveaux blancs et noirs comme celui de Morne à l'Eau, soit faits de tombes plus modestes comme cette "baignoire" .  Si ce type  e tombe est modeste, les gens y apportent de magnifiques coquilles de murex. Quant aux enterrements, les participants y vont avec leurs plus beaux habits : chapeaux noirs, costumes...DSCN3591

 

 

Si la Martinique a ses courses de yoles, les Guadeloupéens se passionnent pour les épreuves de boeufs tirants. Dans le tombereau 1500 kg environ, une distance de 120 m à franchir avec une pente de 30 % : tous ces critères se modulent à l'appréciation des commissaires. Le conducteur de l'attelage ne doit pas abuser du fouet ( 12 coups maxi) et est assisté de deux aides qui calent le tombereau.

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Je n'ai pas vu d'épreuves et ai du me contenter de videos. C'est donc au programme d'un prochain séjour. Cet attelage s'entraînait  sur la route en attendant le début de la saison. 

 

La présence gasconne est marquée aux Îles depuis le XVIII° siècle. Au hasard de la toponymie de Grande Terre,   je vous livre Bosredon, les quartiers Carrère,  Dubédou, Gascon,  Lasserre,Lalanne, l'Anse Laborde... Quant à Aman Souques qui fut l'un des magnats de la canne à sucre à Beaufort, il venait  des Hautes Pyrénées.

 

Nos monuments aux morts sont souvent d'un style uniforme "officiel" qui laisse bien peu de place au particularisme local . Celui du Lorrain fait exception avec l'Ange et le Soldat. Style naïf et local, il est d'autant plus le témoignage que les Antillais ont participé à l'effort de guerre, une guerre qu'ils font souvent cesser en 1919, date de leur retour au pays.

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Enfin pour terminer, cette image d'un geko petit lézard que les gens laissent entrer dans les habitations car il porte bonheur. Je ne sais s'il est proche du margouillat de la Martinique, également très familier !

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28 février 2012 2 28 /02 /février /2012 20:47

Quelques arbres remarquablesdes forêts de la Martinique et Guadeloupe en commencant par ceux qui poussent sur les hauteurs ( Pelée ou Soufrière) où la pluviométrie varie de 3 000 mm à 6 000mm par an avec des stations à 10 000 mm.

 

DSCN3823En tout premier lieu , l'acomat boucan un arbre de très grande taille aux contreforts si grands qu'il était utilisé par les indiens caraïbes pour abriter la cabane où on  boucannait la viande. J'imagine la taille du porte lame de tronçonneuse pour simplement égobeler ces contreforts puis attaquer l'abattage.

 

 

 

 

 

 

 

DSCN3416Autre arbre remarquable de la foret humide et notamment autour du Carbet, le mahogany ou Acajou des Antilles. C'est un arbre que l'ONF essaie de développer car il pourrait donner lieu à une petite activité forestière. Mais il n'y a en Martinique qu'une filière microscopique ( les débardeurs, forestiers, scieurs se totalisent sur les doigts d'une seule main ) et absolument aucune filière en Guadeloupe où toute la foret est classée en foret de protection.

Le mahogany donne en 50 ans un très beau bois, facile à travailler et sculpter. Sur la photo ses trons élancés supportent les passerelles qui permettent d'approcher la canopée.

 

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En milieu plus sec vit le fromager reconnaissable à son tronc presque blanc et parsemé d'excroissances comme le montre le détail de la photo.

 

 

L'origine de son nom est incertaine : bois dont on faisait les boites de fromage ! Ca me semble bien tiré par les cheveux parce que les indiens caraîbes devaient connaître le fromager bien avant  l'invention du camenbert par Marie Harel ....qui forcément précéda celle de la boîte !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Le tulipier du Gabon est une espèce invasive introduite comme arbre d'agrément . C'est un bel arbre  de la famille de nos bignonias... mais à 30 m de haut et des fleurs quatre fois plus grosses. C'est un arbre dont le bois sert à sculpter les talisman des sorciers.

 

 

Il ne faut pas le confondre avec le flamboyant dont la floraison est synonyme de fin d'année scolaire... et attendue avec impatience par Cecile et ses collègues 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

DSCN3205Dans la zone des 80 m en bordure de mer ( une zone qui appartient à l'Etat et qu'ONF et DDA ont du mal à défendre contre les paillottes, carbets, lolos et promoteurs) poussent deux arbres spécifiques : le mancenillier ( dangereux et marqué de rouge) et le raisinier bord de mer. Celui ci ne dépasse pas 6 m de haut mais peut donner des troncs couchés, un peu comme nos pins d'arrière- dune qui se développent horizontalement pour échapper au vent chargé de sable et d'embruns.

 

DSCN3856Enfin le ficus donne des arbres exceptionnels par leur système racinaire hors du sol : ils enserrent vieux murs, moulins et tuent tous les arbres près desquels ils s'installent. 

Ici, à Deshaies un ficus exceptionnel près de la maison que possédait Coluche. Il y avait fait aménager pour contempler la baie une plateforme où il aimait boire un verre ( et peut être fumer un peu aussi)

 

 

Mais je ne voulais pas terminer cette promenade sans une pensée pour mes amis palomayres qui récoltent péniblement des brassées de fougères pour couvrir leurs tunnels.DSCN3420.JPG Ici le travail serait plus vite fait avec les fougères arborescentes dont je vous montre une crosse venant de se développer. Ne rêvez pas, regardez en arrière-plan : il en faut maxi 12 pour recouvrir toute la garde. Et si on en importait !!!!

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27 février 2012 1 27 /02 /février /2012 10:28

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Quel est l'imbécile qui a écrit pour Pauline Carton "courons nous aimer sous les grands palétuviers"


Celui là n'avait pas du souvent mettre les pieds dans la mangrove...ou alors il rêvait d' amour acrobatique !

 

 

 

 

La mangrove est la première forme de végétation que vous voyez lorsque votre avion descend vers les pistes de Fort de France ou de Pointe à Pitre. Un univers dense d'arbres toujours verts percé seulement de voies d'eau, rivières, canaux....soumis à  la marée qui peut atteindre 90 cm. (  la mangrove couvre 5 à 6% de la surface des îles)

Vu du sol c'est beaucoup moins accueillant si on ne bénéficie pas de sentiers de promenade ou d'un accès en bateau.

 

Les palétuviers sont quasiment les seuls arbres à pouvoir vivre dans cette eau plus ou moins salée. Leurs racines, leurs feuilles sont équipées pour en rejeter le sel. Ils sont de différentes espèces ( rouge, noir, blanc) justement en fonction de leur adaptation à cette salinité.

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Pour que les racines puissent vivre dans l'eau (car les racines de tous les arbres ont besoin d'air, même sous terre), elles développent des sortes de périscope vers la surface , les  pneumatophores que les Landais connaissent pour les avoir vus au pied des cyprés chauves du Courant d'Huchet.

 


 

 

Tout le reste de la structure est destiné à ancrer l'arbre dans les fonds vaseux où il doit résister à la houle, aux vents quotidiens autant qu'aux cyclones.DSCN3103

On trouve donc un système racinaire qui va très loin mais superficiel auquel viennent s'ajouter des branches spécifiques poussant droit vers le bas et servant d'étais.DSCN3105

 

Tout ce fouillis de branches et racines rend le milieu quasi impénétrable à l'homme mais fournit des lieux de reproduction  aux oiseaux, poissons, crustacés.... En arrière se trouve une forêt semi-humide qui alterne comme ici avec des zones ouvertes en herbeDSCN3582

 

Alors à part pour ceux qui aiment faire l'amour coincés dans les branches en se faisant sucer les doigts de pied par les poissons, les grands palétuviers roses ......sont moins attrayants que les plages de sable blanc et leurs cocotiers se balançant au dessus de vos têtes !011

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27 février 2012 1 27 /02 /février /2012 08:10

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Après les gelées, le printemps arrive : la Junta se met en ordre de bataille pour la temporada  taurine, les danseuses de Media Luna apportent  printemps et senteurs andalouses,  Azahar y jasmin ....

 


 

 

 

Le spectacle est parfaitement rodé : costumes ,bande son,  lumières, chorégraphie , danseuses toutes sur le même modèle, variété du répertoire  ( cubain, andalou, mozarabe...). Le public en a été ravi, des contrats ont été signés pour des soirées Aficion dans le Gers.

 

Media luna 2012 014Media luna 2012 009

Media luna 2012 017

 

 

Mais cette  rigueur a aussi son revers : par rapport à des  spectacles où les musiciens sont sur scène, les danseuses ne se lachent jamais,  ne débordent jamais de leur cadre,  ce qui enlève un peu de la magie née de l'improvisation.

 

 

 

 

Lors de la traditionnelle fin de soirée por bulerias, nous avons pu découvrir les talents de danseur de Philippe, notre chef du choeur d'hommes : nous le savions capable de mimer, tout en dirigeant, le vent qui vient d'Espagne, les pelotaris, les Maritxu de Mauleon.....Voici une preuve indiscutable de son duende. Felipe El Queserillo, bailaor  s'est révélé !

 

Media luna 2012 047

 

 


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19 février 2012 7 19 /02 /février /2012 16:34

La faune de la Martinique et Guadeloupe n'est pas extrêmement riche en oiseaux  terrestres : heureusement les parcs botaniques permettent d'en photographier quelques uns attirés par des distributeurs de nectar ou bien parqués dans de grandes volières où on peut les cotoyer.

 

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Le plus célèbre d'entre eux est le colibri qui vient se nourrir du nectar des fleurs. A la place de nos traditionnelles boules de graisse hivernales, beaucoup de maisons ont des nourrissoirs à colibris qui proposent des sirops sucrés. C'est le meilleur moment pour les photographier car posés sur une feuille, ils ont l'air bien tristes et sont insaisissables en mouvement.

 

Au jardin botanique des Deshaies, on peut approcher et même faire poser sur sa tête où ses bras  des Loridés ( tout petits perroquets) attirés par un verre de nectar. DSCN3843 Plus grands et moins familiers, les aras sont superbes quoique bien plus flegmatiques.

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DSCN3627Les perroquets étaient bien plus nombreux dans les îles mais il n'en reste pratiquement plus à cause de la prolifération de la mangouste depuis le XIX° siècle. Initialement introduite pour éliminer serpents et rats, elle n'avait pas les mêmes horaires de vie que les serpents, si bien qu'elle n'a pas totalement éliminé le très dangereux trigonocéphale. En revanche, elle a sévi sur tous les oeufs et poussins contribuant à appauvrir la faune aviaire.

 

La mangouste n'est pas l'aimable animal qu'un enfant domestiquait dans les lectures de ma jeunesse. C'est un animal sauvage, agressif  que l'on croise quand même sur les routes.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les flamants étaient courants en Guadeloupe dans les salines : il n'en reste quasiment plus sauf en semi-captivité.

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17 février 2012 5 17 /02 /février /2012 15:20

 

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Petit tour dans l'habitat antillais , les grandes habitations coloniales mais aussi l'habitat traditionnel des gens plus modestes.

Avec quelques règles d'or pour vaincre la chaleur  : choisir des lieux bien ventilés, ne rien isoler, maintenir de l'ombre tout autour de la maison, laisser circuler l'air et même accélerer sa circulation. Un système de confort qui conditionne toute un style tropical avec balcons, verandas, persiennes, combles aérés....

 

 

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 Le point de vue de Michèle : Dans mon imaginaire, les maisons des planteurs de Martinque et Guadeloupe étaient indissociables des grandes propriétés de Louisiane comme dans "Autant en emporte le vent". La réalité est tout autre : de taille plus modeste elles ne sont jamais éloignées des locaux industriels ni des cases des esclaves. Le bois domine partout : celui des arbres autour, celui de la construction, celui des meubles. Ce qui me frappe aussi c'est qu'elles n'ont pas de cuisine intérieure mais un simple office où on assemble et dresse les plats. La cuisine est un bâtiment extérieur où on fait cuire : est-ce pour éviter la chaleur, le risque d'incendie ?

 

 

 La plupart des meubles des grandes habitations sont en mahogany, un bois rouge et dense à la patine magnifique. On constate que les persiennes sont  généreusement employées ce qui contribue à donner beaucoup de lumière naturelle  et surtout une ventilation abondante.L'air chaud stratifié  est vidé par les combles qui bénéficient de chiens-assis.

 

 

 

 

DSCN3341Bien qu'appartenent à de très riches propriétaires, ces habitations ne donnent vraiment pas l'impression d'un luxe tape-à-l'oeil ( ou bling-bling) : plutôt ce que nous appelons en Gascogne maison de maître ou demeure bourgeoise. Elles ne sont pas non plus démesurément grandes : l'Habitation Clément, la plus célèbre n'a que deux chambres. Ci-dessus, une vraie salle à manger, correspondant au statut social exceptionnel du propriétaire (ce lieu accueillit une rencontre Mitterrand -George Bush)

DSCN3359A Balata, dans une habitation plus modeste, même style... Chez Jacques et Maïté, la maison "Habitation Zoé" récemment retapée par un architecte obéit aux mêmes principes : quartier élevé pour la brise, végétation dense, larges galeries pour  faire de l'ombre, fenêtres à persiennes. Pratiquement aucune des maisons n'a de vraie salle à manger : on mange sous les galeries ou balcons.

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Sans parler des maisons dévolues aux esclaves ( les fameuses rues Cases Nègres du roman de Joseph Zobel et où les Noirs même affranchis ont continué à résider ) l'habitat des classes moins fortunées obéit aux mêmes règles : les chambres à l'étage ouvrant sur des balcons, la ventilation par les combles... DSCN3835

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Celles que je vous montre ont été réalisées en vraies planches mais quelques habitations insalubres sont en "bois-caisse" récupéré de palettes..... En règle générale, l'Antillais n'investit pas énormémént dans sa maison car le risque de destruction cyclonique est grand ( d'où l'universalité des toits en töle ondulée) ! Par contre, pour ce qui est du 4x4 plein de chromes......


Ultime remarque au vu de la dernière photo, le risque cyclonique ne stresse pas EDF pour enfouir ses réseaux !


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16 février 2012 4 16 /02 /février /2012 15:05

DSCN3348Je ne vous parlerai pas içi des parcs botaniques ( ce sera un peu plus tard) mais de ceux qui entouraient les constructions coloniales des producteurs de canne, les Habitations .

 

Parce que loin d'être un étalage de belles plantes et de beaux arbres, ils répondent d'abord à un souçi fonctionnel. Protéger de la chaleur, des coups de vent,  fournir un cadre de vie agréable....

 

 

 

Au delà de la beauté des arbres, de leurs alignements, ce qui m'a le plus marqué ( mais est-ce surprenant ?) est la maîtrise de l'eau que l'on a dans ces parcs et autour de toutes ses habitations .

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Prenons l'exemple  de l'Habitation Clément : le lac pourrait n'être qu'un caprice du propriétaire des lieux. Non, il s'intègre dans une fonction globale de l'eau pour ce qui est à la fois une résidence et le centre d'une industrie de la canne.

 

Pour faire du jus de canne il faut de l'eau : pour mettre en mouvement les moulins de broyage puis plus tard alimenter les machines à vapeur, pour refroidir les alambics de distillation du rhum, nettoyer les futailles, disperser les résidus....

 

Autour de l'habitation, il faut de l'eau : donner à boire aux hommes et bêtes , fournir la cuisine, rafraîchir les lieux, alimenter les salles de bains des riches propriétaires, mouvoir une génératrice susceptible de fournir l'éclairage et d'alimenter le poste de TSF. Toutes ces raisons ont incité les gros propriétaires à aller se procurer dans la montagne une resssource en eau saine et d'un débit suffisant en toutes saisons comme par exemple le Canal des Esclaves qui alimente l'Habitation Beauregard près de Saint Pierre. Le suivre est l'occasion d'une agréable promenade ( 7 Km AR) à flanc de montagne même si le parapet sur lequel on avance est un peu étroit au goût de certaines

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Cette même maîtrise de l'eau se retrouve dans l'Habitation Morne Etoile que le propriètaire est en train de retaper dans le cadre d'un projet de développement durable ( tourisme, micro-hydraulique, photovoltaïque, maraîchage de pointe)


L'eau est vraiment au centre de la place du village car il s'agit bien d'un village voulu par le fondateur vers 1860. La maison du régisseur( ci-dessous) ressemble à une mairie et à quelques pas de là les écuries -charetterie ont la volonté de ressembler à une église.

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Bâtiment en cours de restauration à l'identique. Le propriétaire retape également les systèmes qui transmettaient par poulies et cables la force motrice du torrent en contrebas à la distillerie voisine. Magnifique.

 


*Jacques en  fut le gestionnaire pendant quelques temps. Aujourd'hui l'ouvrage a toujours une fonction d'irrigation mais surtout une fonction patrimoniale.  

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15 février 2012 3 15 /02 /février /2012 15:42

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Que ce soit à Balata, dans le parc des habitations visitées, à Deshaies ( ex-jardin de Coluche), nous avons été émerveillés par la beauté, la variété des fleurs rencontrées.

La difficulté étant de ne pas oublier leur nom pour vous faire partager notre plaisir !


 

 

 

 

Pour commencer,  cette rose de porcelaine, une variété qui se rencontre dans les bouquets que les touristes emportent. On dit qu'elle symbolise la fleur parfaite.  

 

 

DSCN3402 Même les arbres les plus ordinaires produisent des fleurs d'une rare beauté ; quelle est donc l'arbre qui porte cette fleur ? Réponse en image à la fin du reportage.


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L'Alpinia ou lavande rouge vient du Pacifique.DSCN3385

Elle est également cultivée comme fleur à   couper.  Détail ci-contre.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


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Autre fleur emblématique de la Martinique ( je crois qu'elle est sur le drapeau des autonomistes) le balisier ou Heliconia. Il en existe bien des variétés dont une qui pend et que je vous montre ci-dessous. Quant aux couleurs, elles vont du rouge à l'orangé.

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Attention, ces deux fleurs ne sont pas à confondre avec l'oiseau du Paradis, utilisée en fleur coupée, de la variété des Strelitzia.

 

Deux fleurs moins connues : celle du  clerondendrum  qui est un arbuste ou petit arbre ( ici les fougères atteignant 5 m de haut, il est difficile de distinguer arbuste et arbre)DSCN3872

puis plus bas celle de l'Aristolochia , une liane qui peut garnir des tonnelles et fait une fleur d'environ 25 cm de large.DSCN3846

 

A bientôt pour d'autres visites illustrées : les parcs d'agrément des habitations, les forets d'altitude, quelques arbres exceptionnels !

 

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Réponse

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Et oui c'est bien la fleur du bananier  !

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14 février 2012 2 14 /02 /février /2012 14:45

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Je ne vous parlerai ni du foot - qui semble le sport n°1- ni du cyclisme qui nous a paru en pleine expansion depuis 2006 * mais des courses de yoles rondes. Ce sport - hérité des courses entre pêcheurs pour être le premier à vendre son poisson-  s'est structuré dans les années 80 et attire sur les plages, les pontons, les points élevés du littoral une vraie foule de locaux. D'ailleurs les entreprises sponsorisent volontiers ce sport !


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Les yoles sont des embarcations traditionnelles à voile de 10,50 m de long, munies de deux mats portant jusqu'à 100 m² de voilure. Rien d'exceptionnel si ce n'est qu'elles n'ont ni gouvernail d'étambot ( une grosse rame suffit)  ni quille, ni dérive et que leur stabilité n'est obtenue que par le contrepoids d'une quinzaine d'équipiers qui grimpent sur des perches - balanciers en porte à faux. Ca peut donc chavirer assez souvent  ( c'est très bas sur l'eau surtout quand le vent fait gîter l'embarcation et lève du clapot) d'où l'intérêt des régates.

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La règlementation a volontairement figé leur construction avec des matériaux traditionnels ( sauf les voiles en nylon) et des méthodes basiques : le montage des mats en est un exemple. On couche la yole sur le côté puis on enfile le mat  ( en bois non travaillé) dans son pied, ensuite l' équipage fait contrepoids par les perches pour redresser l'ensemble ; il ne reste plus qu'à écoper l'eau qui est rentrée pendant que la coque était couchée. Tout celà se passe dans une pagaille indescriptible : on ne sait pas qui commande, les badauds passent entre les yoles...........et pourtant le départ n'a en général qu'une demie-heure de retard ! DSCN3145

 

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Reportage photo réalisé dans la baie du Marin

 

 

* : faut avoir le moral car le relief n'est pas facile, le revêtement n'est correct que sur les grands axes où la circulation est délirante ; mais les locaux s'adaptent avec leur flegme habituel  : on voit à la tombée du jour des groupes de cyclos- tous avec le casque- sans éclairage sur les 4 voies..... Les clubs s'adaptent en roulant en peloton avec une voiture suiveuse.

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