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4 mars 2011 5 04 /03 /mars /2011 17:28

Certes pas plus une année  qu’un siècle ne font le climat et il ne faut pas confondre pluviométrie et température mais je constate que nous vivons une année globalement sèche.

 

Depuis le mois de mars 2010, selon les relevés montois de Météo France, 10 mois sur 12 ont été inférieurs à la moyenne des 30 dernières années. Seuls juin et novembre 2010 ont été plus arrosés. Depuis c’est le régime sec : pour la période de décembre à février où nous aurions du recevoir plus de 260 mm d’eau, nous n’en avons reçu que l’exacte moitié.


Au bilan annuel des 12 derniers mois, nous en sommes à 807 mm contre les 983 mm de la moyenne : -20 % sur une moyenne, c’est significatif. C’est la même proportion qui manque dans le Piémont pyrénéen (station d’Ossun).


Or dans le même temps, le manteau neigeux qui couvre les Pyrénées est jugé excédentaire à basse altitude mais encore déficitaire en haute altitude. Comme ce sont ces seules neiges d’altitude qui stockent l’eau et alimentent en été les torrents pyrénéens (le Gave beaucoup plus que l’Adour), on peut s’attendre à un étiage globalement assez prononcé. Il serait d’ailleurs dans la ligne des prévisions avec une réduction de 10 % des débits « naturels » dans les 15 prochaines années.Ju Belloc 015


Heureusement une politique de création de réserves tout au long de l’Adour a été menée depuis 30 ans par l’Institution Adour : le tableau de bord de la compagnie gestionnaire au 15 février nous indique que même dans ce contexte délicat, on peut compter sur leur total remplissage en avril. Seuls les barrages du secteur Midouze ne seraient qu’à 80 % de leur capacité alors qu’ils sont déjà structurellement insuffisants !


Il est de bon ton de critiquer les aménageurs, leur impact négatif sur l’environnement. Pour ma part j’essaye de trouver une tonalité moyenne : celle où des hommes, des milieux aquatiques ne manquent pas d’eau, sans pour autant que des activités économiques soient sacrifiées. Une voie médiane qui exclut les intégristes verts tout autant que les ayatollahs de l’irrigation à outrance.

En faisant le choix de partager la ressource (c'est-à-dire l’eau des barrages) en deux parts égales ( la moitié pour le fonctionnement de la rivière, l’autre moitié pour l’activité économique) le Pdt Miqueu a certainement trouvé le juste équilibre. La satisfaction des usagers - citoyens des bords de l’Adour est de savoir que même en année délicate, cette politique permettra de faire face.

De ce constat répété viendra l’apaisement de bien des tensions et le retour d’un minimum de  confiance entre usagers !

 

le 20 avril, la situation s'est encore considérablement dégradée , voir article de Sud Ouest

http://www.sudouest.fr/2011/04/20/la-secheresse-s-est-installee-376664-757.php

 


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